Je marche sur le chemin de Vincent van Gogh
par Bruno Vouters avec Christian Habart
Au tout début du mois de mars 1880, à l’âge de 27 ans, Vincent van Gogh quitte la commune de Cuesmes, dans le bassin minier du Borinage, pour aller à la rencontre du peintre Jules Breton, qui réside à Courrières, dans le Pas-de-Calais.
Sa mission d’évangéliste auprès des mineurs ayant tourné court, il s’interroge sur son avenir.
Une fois arrivé à Courrières, Vincent van Gogh ne rencontrera pas l’artiste vénéré. Après être resté à la porte de son atelier, il fera juste un tour à l’église et au café des Beaux-Arts. Mais c’est au terme de cette longue marche (près de 200 kilomètres aller-retour) qu’il va décider de devenir peintre. Il le dit dans une lettre à son frère Théo : « J’ai vu Courrières, j’ai retrouvé mon énergie, tout a changé pour moi ».
Un peintre de dimension universelle qui trouve sa voie : voilà un magnifique sujet d’investigation !
Bruno Vouters et Christian Habart, qui ont décidé de refaire toute cette marche après en avoir découvert l’itinéraire, vous présenteront les résultats de leurs recherches, de leurs rencontres et de leurs repérages le vendredi 4 avril en s’appuyant sur un petit film et sur une série d’images… Ayant publié le livre « je marche sur le chemin de Vincent van Gogh » (ateliergalerieéditions), ils vous inviteront à les accompagner sur ce captivant chemin, à la rencontre d’un être passionné que son père pasteur voulait mettre à l’asile. Filip Depuydt, passionné par le séjour de Van Gogh dans le Borinage et plusieurs dessinateurs de talent animeront cette rencontre.
Une enquête rigoureuse
Vincent Van Gogh descend du train à Valenciennes, puis il file à pied vers Courrières avant de revenir vers Cuesmes, en Belgique.
Comment reconstituer le plus précisément possible son long parcours?
Dans plusieurs lettres envoyées à son frère Théo, il évoque cette marche éprouvante vers le peintre Jules Breton et il donne quelques indications sur ce qu’il a ressenti et découvert le long du chemin. Il précise la période (début mars 1880),
il évoque des intempéries, il donne de précieuses informations sur ce qu’il a vu en chemin ou dans la commune du Pas-de-Calais, alors en pleine transformation.
Mais pour tracer son itinéraire, pour en fixer la ligne la plus vraisemblable, il nous a fallu consulter quantité de documents: plans cadastraux, cartes des voies navigables et de leurs environs, presse de l’époque, photos anciennes, registres d’état-civil, documents de recensements, tracés de chemins vicinaux et de chemins de halage, délibérations des conseils généraux de l’époque, registres du commerce et de l’industrie …
Par chance, nous sommes tombés sur des documents datant de 1880,1881 ou 1882. Ils nous ont permis d’établir le tracé le plus vraisemblable de notre célèbre marcheur (à l’époque, les réseaux de communications sont bien plus limités qu’aujourd’hui) et de révéler les caractéristiques du territoire traversé par celui qui n’est pas encore peintre. Ce territoire, des personnes passionnées nous ont aidé à mieux le connaitre et le comprendre.
C’est captivant de découvrir les aspects naturels, patrimoniaux, économiques, sociaux, artistiques, religieux des lieux concernés.
Captivant et étourdissant: Vincent Van Gogh, lui-même en pleine effervescence, traverse un monde en pleine transformation.
Un personnage fascinant
Quand il décide de partir vers Courrières, Vincent Van Gogh vient de passer quinze mois dans le Borinage, une région située à l’ouest de Mons (Belgique) où il a été nommé évangéliste.
C’est son père pasteur qui lui a obtenu ce poste, après de courtes études à Laeken (Bruxelles).
Dans les années qui précèdent, Van Gogh avait été employé par la galerie Goupil (Londres et Paris) avant de travailler dans une librairie (Dordrecht) puis devenir enseignant et prédicateur auxiliaire en Angleterre (Ramsgate, Isleworth).
Le Borinage, c’est la mine: un vrai far-west industriel sur un territoire vallonné. Logé chez un évangéliste colporteur, puis dans la famille d’un agriculteur et enfin parmi celle d’un mineur, l’apprenti évangéliste indispose les autorités protestantes, se brouille avec sa famille.
Très proche des pauvres familles qui l’entourent, il assume sa mission avec une ferveur et une humilité qui dérangent. On le répudie.
Ne trouvant pas sa voie dans l’engagement religieux, il se questionne sur son devenir et commence à envisager un avenir artistique.
Très admirateur du travail des peintres proches de la nature, et notamment de Jean-François Millet ou Jules Breton, il décide d’aller rencontrer ce dernier à Courrières. Mais Courrières, ce n’est pas Barbizon: la cité est en pleine expansion minière. Et la maison de Jules Breton lui semble trop austère et altière pour qu’il se décide à y entrer! Les lectures des biographies consacrées à Vincent Van Gogh, et, surtout, la plongée méthodique dans les multiples lettres envoyées à Théo révèlent un être d’une très grande culture et d’une folle exigence, dont les aspirations bousculent les hypocrisies et bouleversent les conventions.
En revenant de Courrières, cet être bouillonnant trouve une raison de vivre et d’espérer.
Sa vocation est née, fondée sur une vision du monde fiévreuse mais exemplaire.
Une marche captivante
Une fois bien informés sur le marcheur, sur son itinéraire, sur le contexte dans lequel il a vécu une expérience qui a bouleversé sa vie, comment ne pas vouloir le rejoindre, au-delà du temps qui passe, sur le terrain?
Après une première expédition entre la gare de Valenciennes et la commune d’Hasnon, au débouché de la forêt, nous avons obliqué vers l’ouest, comme Vincent Van Gogh le fit forcément à la fin d ‘un autre siècle. Au fur et à mesure de notre avancée, nous avons découvert quantité d’éléments intéressants qui existaient de son temps ou qui marquent le territoire aujourd’hui.
Chapelles, fabriques, tourbières, beffrois, clochers, fermes, canaux, champs, corons, écluses, estaminets … Cette confrontation était si instructive que nous avons décidé de parcourir l’intégralité du chemin, par étapes successives, en prenant soin de noter nos impressions, nos trouvailles, nos réflexions … En restant constamment branchés sur ce que Van Gogh a confié dans sa magnifique correspondance.
Ainsi est né l’esprit du livre : dans une avancée, debout, à travers le temps et l’espace.
Cela nous a valu, bien sûr, quantité de surprises, de rencontres, de méditations.
Avec, en toile de fond, ce thème fondamental : la naissance d ‘une vocation.
Comment ne pas désirer partager les secrets de son éclosion?
On a beaucoup ergoté sur le suicide du peintre, sur ces corbeaux noirs par dessus les champs d’Auvers-sur-Oise. Mais nous voulons renverser la perspective et traquer le feu sacré qui a fait de lui un artiste universel.
La vocation de Vincent Van Gogh se fonde sur des raisons de vivre, de créer, de se dépasser.
Elle brave les accommodements, les académismes, les immobilismes. Elle se fonde sur l’audace et l’authenticité.
Les étapes d’un grand voyage à partager
Comme il s’agit de cheminer en compagnie de Vincent Van Gogh, sans jamais le perdre de vue mais en profitant de son passage pour mieux regarder le monde, le livre est organisé en plusieurs étapes qui mènent de Valenciennes à Courrières puis de Courrières à la frontière belge avant de plonger vers les sites qui ont profondément marqué son passage dans le Borinage.
Chaque étape s’ouvre par un plan de situation dans une zone qui va d ‘est en ouest.
Réunies dans un ample format à l’italienne, des photos actuelles, des cartographies ciblées ou des images anciennes sont réunies pour que les lectrices et les lecteurs traversent l’espace mais aussi le temps.
Le fil conducteur, c ‘est le chemin d ‘une vocation exceptionnelle. Nous avons voulu être fidèles aux réalités de ce parcours d’autrefois. Mais son intérêt majeur, emblématique, ce sont les multiples perspectives qui s’ouvrent d’un bout à l’autre de la marche.
D’une étape à l’autre s’enchaînent bien des découvertes saisissantes.
En voici une évocation résumée :
VALENCIENNES/ WALLERS
Van Gogh quitte la ville des prix de Rome pour s’enfoncer dans les mêmes rues qu’Emile Zola une poignée d ‘années plus tard. Il s’avance entre les corons et les puits avant de s’enfoncer dans la forêt que les guerres et les tempêtes ont abîmée.
WALLERS/WARLAING
Au sortir des bois, le voici à l’écluse de Warlaing. C’est au bord de la Scarpe qu’il va continuer de cheminer, vers l’ouest. On peut déjà repérer des bâtiments civils ou religieux qui existaient à son époque. Et surtout de belles censes où il s’est peutêtre réfugié. On sait en effet qu’il a donné des dessins en échange de nourriture!
WARLAING/MARCHIENNES
Le long de la Scarpe, sur le chemin de halage autrefois fort fréquenté, se déploie un majestueux paysage. Van Gogh avance dans une campagne nappée d ‘eau, où les inondations sont fréquentes.
C’est un mois de mars venteux et pluvieux. Et voici le clocher de Marchiennes, sous lequel les élus ont obtenu qu’on écrive Liberte, Egalité, Fraternité! Une commune dont l’histoire a été marquée par la toute puissance de l’abbaye.
MARCHIENNES/VRED
En cheminant le long de la Scarpe, comment ne pas repenser aux moines qui ont asséché les marais, il ya plusieurs siècles? De vieux sau les têtards vei llent sur les berges au-delà desquelles s’étendent de précieuses tourbières aujourd ‘hui protégées et classées. Sur le côté, se dresse aussi le terril des Argales, d ‘où l’on domine un superbe paysage.
VRED/RACHES
Sur le parcours continuent de se dresser de belles fermes qui existaient déjà à la fin du Xlxe siècle, et des écluses autour desquelles la population locale se retrouvait. Quantité de métiers pouvaient s’y croiser à l’époque : mariniers, bûcherons, agriculteurs, cimentiers, menuisiers, grainetiers, pépiniéristes, brasseurs … Et voici Archéos, le musée-parc archéologique dont les collections évoquent 200.000 ans d’histoire.
RACHES/DOUAI
Pour passer de la Scarpe à la Deûle, Van Gogh marche devant le fort de la Scarpe, fortification aujourd’hui disparue mais dont on voit les traces. A sa gauche se dresse le beffroi peint par Corot.
Il n’a pas eu le temps de s’arrêter au musée dont les sa lles exposent des peintres qui lui sont chers (Courbet, Pissaro, Sisley, Guillaumin, Harpignies, Fromentin … ou Breton), il continue de progresser vers l’ouest en voyant passer les péniches.
DOUAI/DOURGES
Cette partie du parcours montre à quel point le territoire a été bouleversé par les évolutions économiques. Marcher le long de la Deûle (toujours à l’abri des trépidations), c’est passer à côté des immenses installations de Nyrstar NV puis de la plate forme multimodale de Dourges.
C’est passer sous l’autoroute A 1 et sous le pont du TGV qui relie Paris à Lille mais aussi Londres et Bruxelles.
OIGNIES/COURRIÈRES
Du temps de Van Gogh, c ‘est l’industrie minière qui était en pleine expansion aux côtés des verreries, des brasseries, des ateliers mécaniques, des sucreries. Le site du 9-9bis, situé à droite du parcours, est emblématique des activités de l’époque, mais aussi des transformations à venir.
Il abrite en effet la Mission Bassin Minier, gestionnaire de l’inscription du Bassin minier au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 2012 mais aussi le Métaphone. D’une métamorphose à l’autre, comment réinventer la vie après la mine ?
COURRIÈRES
S’éloignant des rives de la Deûle pour gagner la petite patrie de Jules Breton, Vincent Van Gogh découvre de loin le clocher de l’ég lise. C’est dans la rue qui fait face au portail de l’église que se trouvent l’atelier et la maison de Jules Breton. Indisposé par l’austérité de cette maison, agacé par les fresques qu’il découvre sur les murs d ‘un estaminet, perturbé par l’omniprésence des mineurs dans une cité qu’il croyait bien plus campagnarde (comme le Barbizon de Millet), Van Gogh rebrousse chemin sans avoir rencontré le peintre et poète qui lui est si cher. On peut, à l’intérieur
de l’église, imaginer les sensations qu’il a éprouvées en la vis itant. Mais les autres bâtiments qu’il mentionne dans une lettre à Théo ont hélas disparu : au début de la Seconde guerre mondiale, ne supportant pas d ‘être retardées, les troupes allemandes ont mis le feu à lé cité et l’ont ainsi ravagée. Raison de plus pour y réveiller la mémoire du passage de Van Gogh !.
COURRIÈRES/WARLAING
C’est un homme déçu qui reprend la route vers la Belgique, mais un homme que tout encourage à donner de nouvelles perspectives à sa vie.
HASNON
Sur son parcours, comme il le confie plus tard à son frère, Van Gogh découvre de « merveilleux tisserands» au travail dans les caves. C’est très probablement dans le hameau du Grand-Bray qu’il a fait cette découverte. Dans ses premières toiles et ses premiers dessins, il magnifiera un métier pourtant très difficile, qui va disparartre sous les effets de la mécanisation. Comme le semeur, le tisserand marque son éclosion artistique.
HASNON/FRESNES-SUR-ESCAUT /
CONDÉ-SUR-L’ESCAUT /
SAINT AYBERT
Notre marcheur poursuit sa route et traverse un territoire très contrasté : il ya les tourbières, les champs de lin, les forêts, les élevages, les cultures de plantes.
Et puis, bien sûr, tout ce qui tourne autour des activités industrielles et des transports.
LE BORINAGE
Une fois franchie la frontière en longeant l’Escaut ou la route qui mène vers Mons, Van Gogh retrouve le territoire où il a subi bien des épreuves. Quelques sites emblématiques permettent de comprendre à quel point il est passé des ténèbres à la lumière.
Voici le « salon du bébé» où il a prêché. Voici la maison où la famille Denis l’a accueilli. Voici le site de Marcasse où il est descendu à cinq cents mètres de fond, et où il a passé plusieurs heures en compagnie des mineurs dont le triste sort le bouleversait.
Voici le site de l’Agrappe où il est venu porter secours aux victimes d ‘un terrible coup de grisou. Et voici enfin la maison de Cuesmes où, revenu de Courrières, il a pris la décision de devenir peintre..
Les révélations majeures du livre
Au delà de la description du trajet vraisemblable de Vincent Van Gogh de Valenciennes à Courrières et de Courrières à Cuesmes, notre chemin a débouché sur d’importantes découvertes.
L’enfer de la mine.
Plonger dans les documents qui évoquent le Borinage au temps de Vincent Van Gogh, c’est affronter, de loin, un monde extrêmement dur, cruel et disloqué.
Nous sommes tombés sur des descriptions ou des images saisissantes, datées de l’époque, qui montrent à quel point cet univers a pu marquer le peintre et l’orienter vers une ardente humanité.
Les merveilleux tisserands.
Dans une lettre à Théo, Van Gogh évoque les merveilleux tisserands qu’il a pu rencontrer lors de sa marche. Après de multiples recherches et recoupements, nous avons pu localiser ces tisserands à domicile en voie de disparition.
Ce sera un thème majeur pour le peintre en devenir, et le livre en donne les raisons.
L’asile promis par son père.
Alors qu’il revient de sa marche vers Courrières, Van Gogh a en tête le terrible projet de son père pasteur: le placer dans l’asile de Gheel, dans les Flandres.
A plusieurs reprises, dans des lettres à son frère Théo, il évoquera cette sombre perspective. Et nous avons pu retrouver
un reportage de l’époque qui décrit longuement l’asile où il devait être placé.
Les liens avec Jules Breton et Jean-François Millet.
Dans l’ensemble de la correspondance de Vincent Van Gogh, recenser et examiner de près les passages dans lesquels il évoque les peintres Millet et Breton, c’est mesurer la force de ce qui les relie à eux.
Au « rayon noir» de son père Van Gogh oppose le rayon blanc» de ces deux modèles.
Un monde bouleversé.
A quoi ressemblent la France et la Belgique au printemps 1880, quand Vincent Van Gogh entame son parcours? Poussées productives, aliénation au travail, disparition du monde rural, montée des violences: c’est saisissant de prendre conscience de bouleversements qui marquent encore notre temps.
Mais ce qui frappe, aussi, c’est l’extraordinaire diversité des métiers et activités le long du parcours.
Un arrachement, une résolution.
Une fois revenu de Courrières, Vincent Van Gogh écrit à son frère Théo qu’il a retrouvé son énergie. C’est très émouvant de mesurer à quel point cette énergie est née à la fois d’un arrachement et d’une aspiration.
De prendre conscience d’une tension extrême entre ce qui est subi et ce qui est désiré. De réaliser à quel point la marche de cet homme debout est une leçon de liberté.
Une avancée vers d’éclatantes et vibrantes couleurs.
Un atout majeur pour la région Hauts-de-France et les communes concernées
Que l’immense Vincent Van Gogh, connu et aimé dans le monde entier, ait accompli à travers le Nord et le Pas-de-Calais une marche qui a été essentielle dans sa vie d’homme et d’artiste, c’est un événement historique de grande envergure.
Mais ce n’est pas tout!
Non seulement cette marche se situe, d’un bout à l’autre, presque miraculeusement, dans un territoire préservé (on chemine la plupart du temps à l’écart des bruits, des circulations, dans un environnement apaisant) mais elle traverses des territoires d’une très grande richesse patrimoniale ou naturelle.
Ce qui était pour Van Gogh le chemin de la vocation (et il ya bien des leçons à tirer de cet engagement!) peut devenir, aussi, un fabuleux parcours de découvertes. Le monde d’hier nous y fait signe, le monde d’aujourd’hui y trouve ses grands questionnements.
N’est-ce pas, pour la région Hauts-de-France, pour les départements du Nord et du Pas-de-Calais, pour les communes, les communautés de communes et les communautés d’agglomération situées dans la bande de territoire concerné, une formidable occasion de donner du sens à notre relation au monde?
Au delà des invitations à la promenade et à la randonnée (à pied ou à vélo, c’est très agréable), ne peut-on imaginer quantité d’initiatives?
Dans cet esprit, chaque fin de chapitre mentionne des sites à découvrir non loin d’un parcours qui, lui-même, comprend de multiples points d’intérêt.
L’auteur
Bruno Vouters a déjà consacré plusieurs études à Vincent Van Gogh: Vincent et le docteur Gachet (ed La Voix du Nord), Van Gogh au fond de la mine (éd La Voix du Nord) et La longue marche vers Courriéres ou l’espoir d’une terre promise (dans le catalogue La naissance d’un artiste, Fonds Mercator Musée des Beaux-Arts de Mons).
Ancien rédacteur en chef adjoint de La Voix du Nord, passionné par l’histoire de sa région natale, particulièrement intéressé par la création artistique et le partage de la mémoire, il est auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels: Parole de survivant (témoignage d’Henri Tajchner rescapé Lensois d’Auschwitz), Le Cabaret des oubliés (roman, avec Ph Delepierre, ed Liana Lévy.), Les Ch’tis dans tous leurs objets (avec Rémi Vouters, éd Hoëbeke), La Grande Guerre en images, en mots et en visages (Ed La Voix du Nord), Eugéne (la vie et les confidences du peintre Eugène Leroy, éditions La Piscine Roubaix pour Lille capitale européenne de la culture), L ‘œil bleu d’Henri Matisse (ed ateliergaleriéditions), 7973 (Dialogues Théâtre), Jean et Marie (sur le sculpteur Jean Roulland et son épouse, ed ateliergaleriéditions).
Par ailleurs, il est auteur ou co-réalisateur de nombreux documentaires de création pour la télévision (France 3, Wéo, Toute l’Histoire, La Chaîne Parlementaire) : Le Sang des Autres, Rubens en coulisses, Les chariots de la mémoire, Les dessous de la préfecture, Une Terre des Hommes, Les Combattants de la Paix, Mon Louvre à moi, des portraits de Jacques Duquesne, Jean Piat, Mahjoub Ben Bella, Jean-Claude Casadesus, Pierre Mauroy, Roger Agache, etc. Dans une série intitulée La Grande Guerre à coeur ouvert, il a écrit ou réalisé La mémoire des noms, Du fond de la mine au fond de la tranchée, Fréres à Noël, Les camps des Oubliés … France 3 a diffusé également un documentaire consacré au reportage d’Henri Cartier-Bresson dans le Nord en 1976/1977 et à l’architecte Louis-Marie Cordonnier (réalisations Rémi Vouters).
Bruno Vouters a pris le relais de Jacques Duquesne à la présidence du Bateau-Feu, scène nationale de Dunkerque, depuis septembre 2016. Auteur de Hauts-de-France Le Voyage (éditions de l’Aube), il a écrit deux documentaires sur les massacres de civils dans le Nord Pas-de-Calais en 1940 et 1944 : « les Flambeaux d’Ascq » puis « Massacres oubliés, mémoires retrouvées » …
Et trois publications sont venues récemment rejoindre les précédentes: « Henri Matisse: je vais renaÎtre au Cateau », « Emmaüs Wambrechies à cœurs ouverts» et « Louis-Marie Cordonnier, l’infatigable bâtisseur» (ed ateliergaleriéditions).
Son compagnon d’aventure
D’abord journaliste Christian Habart sera, de 1968 à 1972, rédacteur du Journal Français au Mexique et correspondant d’Europe 1 (J.o. de 1968, Coupe du Monde de foot 1970) puis en 1973 il crée la SERP, Société d’Etudes et de Relations Publiques à Lille. En 1978, il crée « Région d’Aujourd’hui », Association regroupant les agences de relations publiques de Strasbourg, Lyon, Nantes, Marseille, Bordeaux et Lille.
En 1982 fondation du groupe FRANCOM, les agences régionales plus l’entreprise Perspective et Animation de Paris.
En 2003 création d’Apiccom à Lille, agence projets d’ingénierie culturelle et de communication.
Maitre de conférence associé à l’IAE, Université de Lille, il s’implique aussi dans la création de modules de formation
professionnelle, L’Institut Français de Gestion (Paris), le groupe Cambon international (Paris), le Prodem (Reims).
Particulièrement engagé dans la promotion de sa région, il convaincra en 1976, Henri Cartier Bresson de faire un reportage sur la Région, ce fut son ultime reportage photos dont Christian Habart fit une exposition avec 70 photos qui sera présentée dans plus de cinquante villes européennes et françaises.
En 2004, après le décès d’Henri Cartier Bresson, avec Bruno Vouters il participera à l’édition d’un livret sur ce reportage puis en 2007 il sera acteur d’un documentaire pour France 3 réalisé par Bruno et Rémi Vouters sur le reportage d’ Henri Cartier Bresson.
Parallèlement il aidera à l’animation et à la gestion de nombreuses structures culturelles, dont le Bureau de l’Aéronef (Lille), l’Association du Viroloy (Madjoub Ben Bella), le Bureau des Transculturelles de Tourcoing, la Fondation du Festival de Printemps de la Vieille Bourse à Lille.
Rencontres et présentations du livre
La publication de Je marche sur le chemin de Vincent Van Gogh peut donner lieu à des rencontres et conférences, particulièrement sur le territoire concerné. En s’appuyant sur un extrait du fameux film de Vincente Minelli consacré à la vie de Vincent Van Gogh et sur un power point décrivant le parcours suivi par le futur peintre, Bruno Vouters et Christian Habart peuvent partager avec vous leurs découvertes, en lien avec la Mission Bassin Minier .
Des personnes qualifiées (Hauts-de-France et Borinage) peuvent être associées à ces présentations, et à des rendez-vous sur le terrain ou à des initiatives en milieu scolaire.
Contacts
christian@habart.com
bvouters@orange.fr
cmaes@ateliergalerie.com
ateliergaleriéditions
3, place Jehan d’aire
62120 Aire-sur-la-Lys
+33 (0)3 21 12 10 08


























