Janvier 2021 – exposition éclosionS par X. MASZOWEZ et E. CHATSATOURIAN

Du vendredi 15 janvier au mercredi 10 février 2021

Exposition de collages, sculptures, poèmes, dessins et structures molles

« éclosionS»

par

Xénia MASZOWEZ & Erini CHATSATOURIAN

éclosionS

Avec un « s ».

En vous présentant leurs collages, sculptures, poèmes, dessins et structures molles (fil et perles), Eirini Chatsatourian et Xénia Maszowez vous emmènent dans les lieux qu’elles traversent en rêve ou les yeux bien ouverts, des contrées où les femmes sont reines, où s’élèvent leur voix.

Elles dévoilent l’envers, les gencives, les secrets, les muqueuses. Ce que d’ordinaire on ne raconte pas. Parce que c’est rose, c’est humide, et franchement, ça ne se fait pas.

Elles montrent ce qui en elles s’accorde à l’eau, à la lumière et au vent.

Elles disent la force qu’il faut pour faire face, pour danser avec le Serpent.

 

éclosionS.

Avec une majuscule à la fin.

Parce que c’est parfois là que tout commence et qu’elles sont nées plusieurs fois, elles ont décidé de placer les majuscules où elles le voulaient, définitivement.

Eirini et Xénia font dialoguer leurs univers artistiques comme elles-mêmes peuvent papoter autour d’une tasse de thé (russe, bien entendu). Comme ces après-midis où tout vibre parce qu’on le sait, on le sent : la personne en face de laquelle on est assise comprend ce qui en nous palpite.

 

éclosionS avec un « s »

comme dans « sœurs » ou dans « sorcières ».

 

Une chouette effraie

Je fuse enfin,

puissant soliloque

Morilles,

l’heure est grave

Garde à vous !

Je me jaillis

Intarissable

hululement

 

Les artistes.

Eirini Chatsatourian (Irina, pour les intimes) et Xénia Maszowez se sont rencontrées en 2015, par le plus grand des hasards. Xénia souhaitait renouer avec la langue russe en prévision d’un voyage à Moscou et Eirini, russophone, proposait des cours particuliers. C’est dans ce cadre qu’elles ont fait connaissance. Elles sont devenues amies.

A l’époque, Eirini avait terminé son master en arts plastiques et pratiquait déjà la création pluridisciplinaire au moyen d’installations (céramique, peinture, textile…). Xénia, elle, écrivait des poèmes et avait déjà pratiqué ponctuellement l’art du collage, mais pas de manière suivie.

Fin 2017, alors qu’elle apprend qu’elle souffre d’une maladie auto-immune, Xénia ressent un besoin vital de laisser s’exprimer sa créativité. C’est à ce moment qu’elle s’engage véritablement dans une voie artistique. L’idée d’une première exposition lui est suggérée par son entourage ; c’est en duo qu’elle sera organisée. Cette occasion de travailler ensemble et de faire dialoguer leurs œuvres, comme un prolongement de leurs discussions devant un thé russe, enchante les deux artistes.

Si leurs créations respectives sont différentes, elles apprécient mutuellement leurs œuvres. Aussi, elles se rejoignent sur les thèmes qu’elles explorent : les femmes, le féminisme entendu comme une égalité des droits entre les femmes et les hommes, un attrait pour le monde et végétal et organique, un émerveillement pour les formes de la nature, qu’elles réinterprètent à leur manière, en produisant des artefacts déclencheurs d’émotions.

Elles partagent une même vision de l’art comme liberté (de dire, de montrer, d’être qui on veut). Leur sensibilité leur donne à voir ce qui les entoure d’une manière particulière, ce qu’elles souhaitent transmettre à leur public : une lecture poétique de la vie.

Leur travail

Xénia

Erini