Julien WALLEMACQ

Julien WALLEMACQ,
photographe – infographiste

Né le 22 mars 1988 à Charleroi.
Études d’arts graphiques à l’IATA Namur.
Études de photographie à l’Académie des beaux-arts de Tamines.
Formation d’imprimeur au CEPEGRA de Gosselies.
Études de photographie à l’ILFoP Namur.
Graphiste à la Chambre des représentants de Belgique de 2007 à 2009.
Participations à diverses expositions en Belgique et une au Grand-Duché de Luxembourg.
Participations et lauréats à divers concours (Charleroi, relève-toi phase 4).
Membre du club photo Sambre Image à Jemeppe-sur-Sambre.
Travaille principalement la photo via des superpositions lors de la prise de vue grâce à d’anciens appareils argentiques.

Il se présente…

Quand j’étais enfant, lors du retour de nos balades en voiture avec mes parents sur la route de la Basse Sambre, un bâtiment particulier attirait toute mon attention: le charbonnage de Sainte Eugénie.
Entre 1998 et 2001, le site de Sainte Eugénie est rasé du paysage.
Je constatais donc que la démolition était un triste échec de conservation des vestiges miniers de notre pays. À la fois curieux et animé d’espoir que les autres mines de Belgique n’aient pas sombré dans l’oubli fracassant d’une démolition, je partis à la rencontre d’autres vestiges.
Je choisis d’immortaliser les charbonnages muni de mon vieux boitier 6×6 argentique.
Ma démarche artistique consistait à superposer les images de chaque site visité avec la végétation avoisinante lors de la prise de vue.
La finalité est une série de superpositions gommant les différences entre les sites parfaitement conservés et les sites en ruine.
De plus, certaines images sont complétées par une série de poèmes écrits par Ornella Mazza, petite fille d’immigré italien dont le grand-père maternel a, durant vingt ans, travaillé à divers charbonnages wallons.
Ce travail collaboratif est donc un témoignage et un questionnement sur les traces de notre passé minier.
Pour terminer, le projet Terre Anthracite est un travail présent sur le passé qui se veut tourner vers l’avenir.

Julien Wallemacq