Esther Stevens
Artiste plasticienne
Artiste visuelle belge née à Mons en 1979 et diplômée de ARTS², Esther développe une pratique artistique profondément ancrée dans la matière en utilisant différents médium tels que le cyanotype et différentes techniques d’impressions.
Au début de son parcours, elle reçoit un deuxième prix de peinture à Annecy en 2001 et participe à diverses expositions et sélections, marquant les premières années de son travail.
Depuis toujours attirée par les textures, les nuances et les qualités poétiques de la couleur, son travail s’inscrit dans une recherche intuitive, portée par un besoin vital de création. Il est à la fois exutoire et moyen de reconstruction.
Sa première exposition, Herbarium, fut un moment fondateur : Esther y annonçait une exploration du végétal comme empreinte, trace fragile. Cette recherche s’est prolongée avec la série Blue & Flowers, née d’un profond désir de renouer avec un souffle de vie.
Au fil de promenades devenues un petit rituel, la cueillette de fleurs sauvages s’inscrit dans un processus intime et méditatif. Le cyanotype s’impose comme un médium central : par ses bleus profonds, il révèle des formes en suspens, des silhouettes presque fantomatiques, entre apparition et disparition. L’image devient empreinte, mémoire lumineuse, vestige d’un instant.
Parallèlement, le travail d’Esther s’est aussi orienté vers la dentelle, le fil et le fragment. La dentelle y est comme une architecture fragile. Le fil y est envisagé comme une ligne organique, une ramification, mais aussi comme geste de réparation, de reconstruction.
Dans ses recherches plus récentes, cette notion de reconstruction devient centrale : l’œuvre devient un espace de recomposition, où les traces ne sont pas effacées mais réactivées.
Le texte s’inscrit également dans sa pratique artistique, comme un deuxième langage : mots isolés, fragments de phrases, écritures discrètes… Autant d’éléments qui prolongent son travail plastique, y introduisant une dimension poétique.
À travers des techniques mixtes qui mêlent cyanotype, gel printing, gaufrage, monotype ou travail textile, Esther veut développer un univers sensible et immersif, qui invite à une expérience de lenteur. La fleur n’est plus un motif mais une trace. Le fil devient lien. S’y tissent fragilité, résilience et transformation.
Son travail mêle gravure sur Tetra Pak et Punch Needle autour d’une série intitulée Les Petites Christelles. À travers des visages de petites filles, des robes d’enfance et des interventions textiles, elle explore la mémoire, les blessures silencieuses et les traces laissées par l’enfance. Les coutures, les fils rouges et les matières textiles deviennent des gestes de réparation, entre ex-voto intime et relique personnelle.
Avec Peaux de la ville – Fragments urbains, série née de marches dans la ville de Mons, Esther collecte, au fil des rues, des fragments de surfaces : pavés, murs, grilles, traces d’usure et détails d’architecture. Ces éléments deviennent des empreintes visuelles à travers le cyanotype et la sérigraphie. Les images révèlent la matière de la ville, ses textures et les marques du temps. Chaque fragment est une parcelle de mémoire urbaine, une trace laissée par les passages et les gestes quotidiens.
Formation :
Art², Mons, promotion 2002
Expositions individuelles :
Mons, Co-Guesthouse, 14/02 au 21/06/2026
Mons, Ancienne Chapelle Saint-Quentin, 24/10/2025 au 14/11/2025
Mons, Les Bains Douches, 2002
Expositions collectives :
Mons, Marché solidaire, 2025
Jurbise, Toiles Emoi, 2024
Mons, Galerie du Dragon, 2003
Manage, Expo-Concours Scailmont, 2003
Mons, Decourtnay Gallery, 2002
Charleroi, Fortis Banque, 2002
Mons, Plaza Art, 2001
Annecy, Salon Int. des Arts de la Sté des Poètes et Artistes de France, 2001















